Jean-Sébastien Dufresne apporte un éclairage

4 mars 2020
Jean-Sébastien Dufresne apporte un éclairage

À peine une dizaine de personnes ont répondu à l’invitation de la Corporation de développement communautaire (CDC) Maria-Chapdelaine pour une conférence portant sur la réforme du mode de scrutin au Québec. Il est vrai aussi qu’une tempête de neige sévissait ce soir-là. N’empêche que la veille, à Saint-Félicien, l’événement n’avait guère attiré plus de monde.

Toutefois, les gens présents au Météore ont écouté attentivement l’invité, Jean-Sébastien Dufresne du Mouvement pour une démocratie nouvelle, leur parler pendant plus d’une heure de l’option du mode de scrutin proportionnel mixte compensatoire. Il s’agit d’une formule qui reflète davantage la réalité du vote des électeurs.

Ce n’est pas par hasard si la CDC a choisi cette période-ci de l’année pour tenir cette activité alors que des travaux parlementaires sont en cours sur le projet de loi 39 sur la réforme du mode de scrutin. « Notre objectif est d’informer la population sur l’un des modèles mis de l’avant actuellement au Québec, soit le mode de scrutin à finalité proportionnelle. On veut que les gens puissent se faire leur propre opinion et apporter leurs réflexions sur les avantages et les enjeux soulevés par ce type de modèle », dit Cindy Migneault, directrice générale de la CDC Maria-Chapdelaine.

Moins complexe qu’il n’y paraît Effectivement, les gens dans la salle ont eu le loisir de poser toutes les questions voulues et exprimer leurs points de vue à l’invité Jean-Sébastien Dufresne. Ce dernier, en référant aux discussions jusqu’à ce jour et aux partis politiques au Québec engagés dans le processus de la réforme du scrutin, parle d’un rendez-vous avec l’histoire maintenant. « Plus que jamais, les gens au Québec portent un grand intérêt pour renouveler le mode de scrutin. Ça peut paraître complexe comme proposition, mais des tournées comme on le fait, en commençant par le Saguenay-Lac- Saint-Jean, sont offertes justement pour expliquer et vulgariser tout ça. En bout de ligne, c’est pas mal moins compliqué qu’on le pense. Surtout, la proportionnelle mixe compensatoire permettrait une composition de l’Assemblée nationale qui refléterait un portrait plus réel des votes obtenus par les partis. »

Avec cette formule, chaque électeur dispose de deux votes : l’un pour élire un député dans sa circonscription, l’autre pour choisir le parti politique. Une telle formule est appliquée notamment en Nouvelle-Zélande, en Allemagne et en Écosse.

Sources